Sommaire
Prise en main
Premiers pas
ES Schémas dessine l’installation électrique d’un bâtiment et en tire le dossier : plans de position, schémas unifilaires, vérifications RGIE et PDF.
Un projet se construit en quatre étapes, dans l’ordre de la barre « ÉTAPES » : on dessine le bâtiment, on y pose les composants, on compose les tableaux, puis on relie chaque composant à son circuit. Les documents (« Calculs », « Vérifications », « Dossier ») et le PDF, schémas unifilaires compris, se déduisent de ce modèle : il n’y a rien à redessiner.
Le chemin d’un projet :
- À l’accueil, touchez « Nouveau projet ». La première fois, connectez-vous avec Google, Microsoft, Apple ou votre adresse e-mail : chaque projet appartient à votre compte. Démarrez ensuite l’essai de votre entreprise (« Compte »). Seul le nom est obligatoire ; le client, le chantier et l’EAN peuvent être complétés plus tard.
- « 1 Bâtiment » : tracez les murs, posez portes et fenêtres, ajoutez les étages. Les pièces sont détectées automatiquement.
- « 2 Composants » : posez prises, points lumineux et interrupteurs depuis la palette, puis reliez les interrupteurs à ce qu’ils commandent avec l’outil « Commande ».
- « 3 Tableaux » : renseignez le réseau de distribution, ajoutez un tableau et ses protections (différentiels, disjoncteurs).
- « 4 Affectation » : choisissez un circuit dans la palette, puis touchez sur le plan tout ce qui fonctionne avec lui.
- Consultez « Vérifications », puis générez le dossier avec « PDF ».
Tout est enregistré automatiquement sur l’appareil à chaque modification : il n’y a pas de bouton « Enregistrer ». La barre d’état, en bas du studio, affiche « Enregistré · rév. N ».
Dans ce guide, « toucher » veut aussi dire cliquer avec la souris ou le pavé tactile sur Mac et Windows.
Projets, archives et corbeille
L’accueil liste les projets de cet appareil. Chaque carte a un menu « … » pour les gérer.
- « Nouveau projet » : type de projet (installation complète, borne de recharge ou photovoltaïque, voir « Borne de recharge et photovoltaïque »), nom (obligatoire), type d’installation (habitation, tertiaire, parties communes), client, chantier et EAN du compteur. Une installation complète commence avec un rez-de-chaussée vide.
- « Rechercher un projet, un client ou une adresse » filtre la liste, sans tenir compte des accents.
- Menu « … » d’une carte : « Renommer », « Dupliquer » (crée « … — copie »), « Exporter l’archive », « Mettre à la corbeille ».
- « Corbeille » montre les projets retirés ; « Restaurer » les remet dans la liste. « Supprimer définitivement » (menu « … » d’une carte de la corbeille) efface un projet et toutes ses versions, une fois SUPPRIMER tapé pour confirmer.
- « Importer une archive » ouvre un fichier .esschema. L’import crée toujours une copie nommée « … — import » : il n’écrase jamais un projet existant.
- « Installateur par défaut » : votre signature, reprise dans le cartouche de chaque nouveau projet. Le nom, le numéro d’entreprise et les coordonnées imprimés sont ceux de votre licence (« Compte »).
Une archive .esschema contient tout le projet. Elle sert de sauvegarde, ou à transmettre un projet à un autre appareil sans passer par la synchronisation. Sur iPad et Android, l’export ouvre la feuille de partage ; sur Mac et Windows, une fenêtre d’enregistrement.
Se repérer dans le studio
Une fois un projet ouvert : l’en-tête, la barre des étapes et des documents, la page, puis la barre d’état.
- En-tête : « Projets » ferme le projet ; « Annuler » et « Rétablir » ; « Historique des versions » revient à une version antérieure ; « PDF » génère le dossier ; « Télémètre », « Scan pièce », « Plan de fond », « Orientation » (tablettes), « Inspecteur », « Préférences » et « Aide ».
- Barre « ÉTAPES » : « 1 Bâtiment › 2 Composants › 3 Tableaux › 4 Affectation ». Changer d’étape remet l’outil sur « Sélection ».
- Barre « DOCUMENTS » : « Calculs », « Vérifications », « Dossier ».
- Rail d’outils à gauche du plan, avec le zoom et « Centrer » en bas.
- Inspecteur à droite : propriétés de la sélection, calques affichés et liste des pièces.
- Cadre en bas à gauche du plan : ce que l’outil actif attend (par exemple « Choisissez le second point · Échap pour annuler »).
- Barre d’état : enregistrement, nombre de niveaux, circuits et appareils.
Chaque étape modifie une seule couche du projet. À l’étape Bâtiment, l’électricité est affichée en lecture seule ; aux étapes 2 à 4, c’est le bâtiment. Un cadenas le rappelle au-dessus du plan : on ne déplace pas un mur par erreur en posant une prise.
Les étapes
1 · Bâtiment
Murs, portes et fenêtres, escaliers, garde-corps, cotes, pièces et étages.
Tracer les murs :
- Choisissez l’outil « Mur » et, au-dessus du plan, l’« Épaisseur des murs » (7 à 30 cm).
- Glissez d’un point à l’autre : les murs s’enchaînent. Le « Magnétisme » accroche aux extrémités, aux murs et aux alignements. Touchez un mur sans glisser pour le sélectionner.
- Après chaque mur, l’encart « Dernier mur » affiche sa longueur sur la face gauche et la face droite : choisissez la face mesurée, puis mesurez au télémètre pour corriger le mur. Aucun clavier ne s’ouvre pendant le tracé ; pour taper une longueur, sélectionnez le mur et utilisez « Cote du mur » dans l’inspecteur. L’origine reste fixe : le mur suivant repart de la nouvelle extrémité.
- « Sélection » ou Échap termine le tracé.
Modifier un mur :
- Glisser une poignée d’extrémité la déplace ; glisser le corps du mur le déplace avec les murs raccordés.
- La cote verte d’un mur sélectionné se touche pour saisir sa longueur.
- L’inspecteur propose : « Mur parallèle… », « Épaisseur (m) », « Décaler l’axe (m) », « Couper le mur en deux », « Détacher le mur », « Fusionner les murs », « Bloquer déplacement » et « Supprimer le mur ».
« Porte » et « Fenêtre » : touchez un mur pour poser l’ouverture ; elle est aussitôt sélectionnée, inspecteur ouvert. Largeur, hauteur, hauteur au sol, sens d’ouverture et volet se règlent dans l’inspecteur ; l’anneau d’actions autour d’une ouverture sélectionnée permet de la redimensionner, la retourner, la centrer ou en poser une identique. Glissez-la le long du mur pour la déplacer.
Pour la placer d’après une mesure, touchez ensuite le mur jusqu’auquel vous mesurez : les murs possibles s’allument, y compris au-delà des coins du mur de l’ouverture. Posez le télémètre contre le côté de l’ouverture et visez ce mur, ou tapez la valeur dans « Distance au mur choisi » de l’inspecteur. « Mesurer jusqu’à un mur… » choisit un autre mur plus tard.
« Escalier » et « Garde-corps » : glissez un modèle du catalogue sur le plan, ou touchez le modèle puis le plan. Le catalogue s’affiche dans l’inspecteur (bouton « Inspecteur » s’il est masqué). Un garde-corps se prolonge en tirant une extrémité ; tirer un segment ajoute un sommet. « Cote » ajoute une mesure en deux points.
« Multi sélection » (au-dessus du plan) : entourez une zone ou touchez les éléments, puis glissez l’ensemble, faites-le tourner, retournez-le, dupliquez-le en colonnes et lignes, bloquez-le ou supprimez-le.
Pièces : elles sont recalculées à chaque modification des murs. Touchez l’intérieur d’une pièce pour lui donner un type et un nom, régler sa hauteur et l’affichage de sa surface. « Détecter les pièces », dans le menu « Étages », relance la détection.
Étages : « Étage affiché » choisit le niveau. Le menu « Étages » permet de renommer, déplacer, supprimer ou ajouter un étage. « Ajouter un étage… » peut copier l’étage affiché : murs (ou murs extérieurs seulement), ouvertures, escaliers, cotes, textes et même composants électriques (ils arrivent sans circuit), et créer les trémies d’escalier. « Aligner sur… » pose l’étage affiché sur l’étage inférieur (supérieur pour le plus bas) : il le déplace et, au besoin, le tourne pour superposer ses murs, avec tout ce qui y est placé ; « Annuler » le remet où il était.
2 · Composants et commandes
Poser prises, points lumineux, interrupteurs et appareils, puis relier les commandes.
Poser un composant :
- Dans la palette en bas du plan, choisissez une famille (« Courants », « Éclairage », « Interrupteurs », « Prises », « Appareils », « Énergie », « Divers ») puis un symbole.
- Touchez le plan : le composant est posé, accroché au mur le plus proche si le magnétisme est actif. Avec le magnétisme, un point lumineux posé près du centre de la pièce s’y accroche, sauf si un autre y est déjà. L’outil revient sur « Sélection » et le composant reste sélectionné.
- Réglez ses propriétés dans l’inspecteur : « Quantité » (lampes, nombre de prises), « Broche de terre », « Type d’interrupteur » (« Simple », « Bipolaire », « Va-et-vient », « Inverseur »), « Désignation », puissance, fabricant, modèle, « Résistant aux éclaboussures »…
Autour d’un composant sélectionné, un anneau d’actions permet de le tourner de 45°, modifier son texte, ouvrir ses propriétés, le dupliquer ou le supprimer. Glissez le symbole pour le déplacer.
Avec le magnétisme, un interrupteur lâché sur un autre, ou accroché à côté de lui sur la même face de mur, rejoint son boîtier : les commandes s’y serrent côte à côte, comme sur un symbole multiple dessiné à la main. Glisser une commande déplace tout le boîtier ; « Dissocier les commandes du boîtier », dans l’anneau, les sépare.
Relier un interrupteur à ce qu’il commande :
- Choisissez l’outil « Commande ».
- Touchez l’interrupteur, puis la lampe qu’il commande (ou glissez de l’un à l’autre). Deux lampes reliées forment un groupe allumé ensemble.
- Vous pouvez changer d’étage entre les deux : une commande peut relier deux niveaux.
Une liaison se retire par un double-clic avec l’outil « Commande », ou avec « Délier » dans l’inspecteur. Si les deux composants sont sur des circuits différents, l’application demande de choisir un seul circuit pour le groupe.
« Câble » trace le chemin d’un câble : choisissez d’abord le « Circuit du câble » dans l’inspecteur, puis touchez deux points par tronçon.
La famille « Tableaux » de la palette place les tableaux du projet sur le plan : choisissez-en un, puis touchez son emplacement. Près d’un mur, le tableau s’accroche à sa face, couché le long du mur, et le suit quand le mur bouge. Son symbole se glisse ensuite comme un composant ; l’anneau autour du tableau sélectionné le tourne de 45° ; « Détacher du mur » et « Retirer du plan » dans l’inspecteur le libèrent du mur ou l’enlèvent du plan sans supprimer le tableau. Les longueurs de câble automatiques partent de ce point.
Plan de terre : posez la prise de terre et le sectionneur de terre (outil « Appareil », famille « Divers » : Mise à la terre, Sectionneur de terre ; un seul sectionneur par installation, il n’est pas recopié avec un étage), puis choisissez l’outil « Terre ». Touchez la prise de terre pour commencer, puis le trajet point par point : toucher le sectionneur de terre y termine le conducteur. Les deux symboles attirent la touche et sont entourés tant qu’on peut les toucher. Échap ou « Terminer le conducteur » le terminent au dernier point. Le conducteur apparaît en vert/jaune, avec sa section, sur le plan de position et dans le PDF (calque « Terre et sécurité ») ; sélectionnez-le pour changer sa section ou le supprimer.
3 · Tableaux et circuits
Le réseau de distribution, les tableaux, leurs protections et leurs circuits.
Composer une installation :
- Dans le bandeau « Réseau de distribution », choisissez le « Réseau » (230 V L–N, 3N400 V…), le « Régime de terre », le « GRD », le « Branchement (A) » et l’« EAN ». Ces valeurs alimentent le tableau principal et le cartouche.
- « + Tableau » ajoute un tableau. Touchez son en-tête pour le renommer. Ses appareils sans protection amont sont raccordés à l’arrivée réseau ; pour un sous-tableau, choisissez comme protection amont de son appareil de tête un départ d’un autre tableau.
- « + Ajouter un module » ajoute un différentiel, un disjoncteur, un parafoudre, un compteur, un transformateur, un télérupteur, un variateur ou un module domotique : calibre, pôles, courbe, sensibilité et câble de sortie se règlent dans la fiche.
- Touchez une ligne de départ pour ses actions : « En aval » (ajoute un module protégé par celui-ci), « Propriétés », « Déplacer », « Supprimer ».
Les repères (A, B, C… ou A1, A2…) sont attribués automatiquement et recalculés quand l’ordre change ; un « Repère forcé » est conservé. Le format se choisit dans « Installation ». La description d’un circuit peut rester automatique : elle se déduit des composants affectés et des pièces desservies.
« Figer les repères », dans le menu « … » du tableau ou dans ses propriétés, garde chaque repère tel qu’il est : ajouter, déplacer ou supprimer un départ ne le renumérote plus. « Repasser les repères en Auto » leur fait de nouveau suivre l’ordre des branches. Par défaut, un différentiel ne prend pas de repère : le schéma unifilaire affiche sa sensibilité suivie des circuits qu’il protège (« 30 mA (A–G) »). Pour le repérer comme un circuit, activez « Repérer les différentiels comme des circuits » dans « Préférences », pour ce projet ou pour les nouveaux projets. Un parafoudre, un compteur de kWh ou une alimentation de commande n’a jamais de repère automatique : les lettres vont aux départs.
Organiser :
- Glisser une ligne sur une autre la place en aval (appui long d’abord sur tablette). La cible devient verte si le dépôt est possible. Lâchée sur le bord haut ou bas d’une ligne, elle se range avant ou après celle-ci, au même niveau : un trait indique l’emplacement. Sous la dernière ligne d’une branche, déplacez le pointeur vers la gauche pour remonter d’un niveau.
- « Déplacer » : monter, descendre, ou « Déplacer vers un tableau… » en gardant l’amont et les affectations.
- « Modifier plusieurs » : cochez des départs, puis « Modifier la sélection… » pour changer d’un coup le câble ou la protection.
- « Implantation » : la disposition des modules sur le rail DIN, reprise dans le dossier PDF. Chaque appareil y porte ses caractéristiques comme sur sa face avant (« C20 », « 40A 300mA », « C16 30mA »). « Ajouter des bornes » complète le rail depuis l’implantation ; les appareils ajoutés au tableau y attendent dans « À placer ». Un différentiel y indique aussi les circuits qu’il protège (« Protège A–G »). Un appareil sélectionné se règle en « Largeur », en modules.
- Un transformateur (sonnerie, éclairage en très basse tension) se place en aval d’un disjoncteur et possède son circuit secondaire, réglé par sa tension (50 V au plus) et sa puissance en VA. Les règles des circuits basse tension et le calcul du réseau ne s’appliquent pas à ce secondaire ; en amont, le transformateur compte pour sa puissance en VA.
- L’icône d’impression à côté d’une rangée de l’« Implantation » (iPad et tablette Android) imprime la bande de repères de la rangée sur une imprimante d’étiquettes Brady (M211, M511, M611…) ou Brother P-touch (PT-E560BT, PT-E310BT…, jumelée en Bluetooth dans les réglages de l’appareil ou sur le même Wi-Fi) : chaque repère sur la largeur de son appareil, module de 17,5 ou 18 mm, sur ruban continu (TZe de 9 à 24 mm chez Brother). Sur une M211 ou une Brother, la bande sort à la longueur de la rangée : le ruban blanc que l’imprimante laisse à chaque bout (11 mm sur la M211, 2 mm sur une Brother) en fait partie, et les repères des éléments d’extrémité se centrent sur la partie imprimée ; une rangée trop courte pour cela (moins de 24,7 mm sur une Brother) sort plus longue, avec un trait à chaque bout où la couper, comme sur les autres imprimantes. Avec « Imprimer la description des circuits », chaque repère porte en dessous la description de son circuit ; les prises et l’éclairage y sont dessinés (une prise, une ampoule) quand ils prennent moins de place que les mots, les appareils restent écrits, en abréviations d’usage (LL, LV, SL, Boiler…) quand leur nom rapetisserait toutes les descriptions de la bande. Sur le chantier, ES Schémas Mobile imprime les mêmes bandes depuis le téléphone : dans le projet, « Étiquettes des tableaux », puis le tableau ; l’implantation se fait toujours dans le studio.
Longueur « Auto (plan de position) », dans la fiche d’un circuit : la longueur du câble se déduit du plan et suit chaque modification. C’est le plus long trajet du tableau au composant le plus éloigné du circuit (ou au sous-tableau qu’il alimente), à angle droit le long des murs. S’y ajoutent une hauteur sous plafond par étage, en comptant l’étage du tableau, puis la hauteur du composant : interrupteur à 1,20 m, prise à 25 cm, point lumineux au plafond. Le total est arrondi aux 10 cm supérieurs ; les « Remontées verticales » et la « Réserve de câble » saisies s’ajoutent. Placez d’abord le tableau sur le plan (« Tableau sur le plan » dans sa fiche, ou la famille « Tableaux » de la palette) ; les composants non placés ne sont pas comptés. Un circuit sans longueur saisie est en Auto ; « Manuel » part de la longueur du plan, et effacer la longueur revient en Auto. « Modifier plusieurs » passe plusieurs départs en Auto d’un coup.
4 · Affectation des circuits
Relier chaque composant du plan au circuit qui l’alimente.
- Dans la palette en bas, choisissez le tableau puis le circuit en cours (la recherche aide sur les gros tableaux).
- Touchez sur le plan tout ce qui fonctionne avec ce circuit. Toucher à nouveau un composant du circuit le retire.
- Passez au circuit suivant. Le compteur « N non affectés » montre ce qu’il reste ; il devient « Tout est affecté ».
Couleurs et règles :
- Vert : circuit en cours. Orange : sans circuit. Gris : autre circuit.
- Un composant déjà sur un autre circuit : l’application propose « Déplacer vers … » ou « Retirer du circuit … ».
- Les composants reliés par une commande changent toujours de circuit ensemble.
- Pour un module domotique, choisissez la sortie utilisée.
- Un différentiel sans appareil en aval figure aussi dans la palette : le choisir lui donne son circuit, qui prend un repère, et les composants lui sont affectés directement. Pour placer ensuite un appareil en aval, libérez d’abord ces composants.
« Éditer les points du circuit » liste les points dans l’ordre : on peut les réordonner (les repères sont renumérotés), en retirer un ou le voir sur le plan.
5 · Documents tertiaires
Influences externes, voies d’évacuation et installations de sécurité d’un projet tertiaire.
L’étape 5 n’apparaît que pour un projet de type « Tertiaire ». Chaque document du dossier y a sa section : à gauche, son état (complet ou points à compléter) ; au centre, son contenu ; à droite, ses feuilles telles qu’elles s’impriment. Les modifications s’appliquent tout de suite et s’annulent comme ailleurs.
Les trois documents :
- Tableau des influences externes : nommez les lieux, cochez « Public » pour ceux qui sont accessibles au public, puis choisissez un « Modèle » tiré des exemples du RGIE ou les codes un par un. Sans influences spécifiques, les influences non spécifiques du tableau 9.1 s’appliquent.
- Voies d’évacuation : le rôle de chaque lieu (voie d’évacuation, public de 50 personnes ou plus, évacuation difficile), les sorties porte par porte et le lieu de rassemblement.
- Installations de sécurité : chaque installation avec son autonomie, sa source et son référentiel, les installations critiques, et la conclusion, écrite ou rédigée depuis le temps d’évacuation.
Les mêmes informations se modifient aussi dans l’inspecteur d’une zone (influences, public, évacuation) et d’une porte (sortie).
Borne de recharge et photovoltaïque
Deux types de projet au parcours simplifié : une page pour la borne ou l’installation photovoltaïque, puis le plan et le tableau.
À la création, « Type de projet » propose « Installation complète », « Borne de recharge » et « Photovoltaïque ». Les deux derniers documentent des travaux ajoutés à une installation : le projet commence avec le réseau, le tableau principal et son différentiel général de 300 mA, puis le circuit dédié de la borne (différentiel de 30 mA et disjoncteur) ou celui de l’onduleur, déjà affectés. Le « Type d’installation » (habitation, tertiaire, parties communes) garde son sens : une borne chez un particulier reste une installation domestique.
Le parcours :
- « 1 Borne » ou « 1 Photovoltaïque » : une seule page rassemble ce que le RGIE demande pour ces travaux. Choisir la puissance de la borne (3,7, 7,4, 11 ou 22 kW) ou de l’onduleur dimensionne le circuit : disjoncteur, différentiel qui ne protège que lui, pôles et câble. Chaque valeur reste modifiable. « Marque et modèle » propose les bornes, onduleurs, modules et batteries courants : en choisir un reprend les données de sa fiche technique (puissance, protections, dimensions) ; « Autre… » permet de les saisir.
- « 2 Toiture » (photovoltaïque) : « Importer la vue aérienne » localise le chantier d’après son adresse, des coordonnées ou un lien de carte collé, et pose à l’échelle l’orthophoto gratuite de la Région (Digitaal Vlaanderen, SPW, UrbIS) sur le niveau « Toiture ». « Modules » : touchez pour poser un module, glissez pour remplir une zone ; « Aligner » : glissez le long d’une gouttière pour orienter les modules suivants ; « Chaînes » : touchez ou balayez les modules dans l’ordre du câblage. « Dimensions des modules » propose les formats courants ou des dimensions personnalisées.
- « Bâtiment » : quelques murs ou un plan de fond suffisent à situer le garage ou l’allée.
- « Composants » : la famille « À placer » de la palette liste la borne, l’onduleur et les modules du projet ; touchez-en un, puis le plan. Placez aussi le tableau (famille « Tableaux »).
- « Tableaux » : complétez si besoin le tableau avec ses autres circuits. L’étape « Affectation » n’apparaît que si un composant posé sur le plan attend son circuit.
Ce que la page demande :
- Borne de recharge (chapitre 7.22) : fabricant, modèle, numéro de série, puissance et phases, point de connexion, date d’exécution ; protections intégrées à la borne (détection des défauts DC de 6 mA, différentiel de 30 mA, surintensités) ; emplacement (raccordement à demeure, à ciel ouvert et indice de protection, influences externes, collisions, coupure électrique d’urgence hors habitation, point de connexion près de la place, hors des lieux BE3) ; réinjection et son avertissement ; gestion de charge et son courant maximal, pour lequel le circuit est alors dimensionné (plusieurs bornes de 22 kW sur un même circuit). « Ajouter une borne » crée une autre borne sur son propre circuit dédié.
- Photovoltaïque (chapitre 7.112 et section 9.1.2) : modules (puissance crête, nombre, chaînes), câblage DC, onduleur (type, numéro de série, puissance AC, phases, découplage automatique, sectionneur DC), batterie éventuelle, mise à la terre des cadres, panneaux d’avertissement, repérage des conducteurs et documents remis au client.
- Fiche technique : pour un appareil du catalogue, « Joindre la fiche du catalogue » l’ajoute directement (connecté au compte ES Schémas), « Ouvrir la fiche technique » l’ouvre chez le fabricant et « Copie archivée » sur archive.org si le lien du fabricant ne répond plus ; sinon « Rechercher la fiche technique » cherche le PDF en ligne d’après la marque et le modèle, et « Joindre la fiche (PDF)… » l’ajoute au projet. Ses pages sont annexées au dossier PDF.
- Mes appareils : un appareil saisi avec « Autre… » (marque, modèle, lien de sa fiche) s’enregistre avec « Enregistrer dans mes appareils », avec sa fiche jointe ; « Marque et modèle » le propose ensuite dans tous les projets, suivi de « · mes appareils ». Il reste sur cet appareil, pour votre compte.
- Chaque question se répond « Oui », « Non » ou « À préciser ». Une réponse fait passer les vérifications concernées de « À vérifier » à « Vérifié » ou à « À corriger » : une borne sans détection des défauts DC demande ainsi un différentiel de type B, que « Passer en type B » règle.
À droite de la page (au-dessus sur un écran étroit), « Avant le dossier » liste ce qu’il reste à faire, puis les vérifications qui concernent ces travaux. Le dossier PDF commence par la fiche technique de la borne ou de l’installation photovoltaïque, avec les données que reprend le rapport de contrôle, puis le plan de position (la toiture avec ses modules et ses chaînes), le schéma unifilaire et la liste des circuits ; les fiches techniques jointes suivent en annexe.
Documents
Calculs
La note de calculs d’un projet tertiaire : courants, sections, chutes de tension, courts-circuits et protections.
Réservée aux projets tertiaires (type d’installation « Tertiaire ») : une habitation suit le tableau 4.11 et les règles domestiques, vérifiés dans « Vérifications ». Pour chaque tableau, la note donne l’Icc présumé, la chute de tension en amont et la puissance appelée ; pour chaque circuit, le courant d’emploi IB, la protection, la canalisation et son courant admissible IZ, la chute de tension depuis l’origine, les courants de court-circuit maximal et minimal et la longueur protégée.
Chaque vérification cite son article et donne ses valeurs :
- IB ≤ In ≤ IZ, avec les courants conventionnels des disjoncteurs et des fusibles gG (4.4.3.2).
- Pouvoir de coupure face à l’Icc présumé du tableau, filiation comprise (4.4.2.1, 4.4.1.3).
- Icc minimal au bout de chaque canalisation et longueur protégée (5.3.5.5 h).
- Contrainte thermique I²t ≤ k²S² à l’Icc maximal (4.4.2.1).
- Coupure sur défaut dans le temps de la courbe de sécurité en schéma TN (4.2.3.4) et conducteur de protection (5.4.3.2).
- Chute de tension depuis l’origine : 3 % pour l’éclairage, 5 % pour les autres usages (5.2.5, règles de l’art).
Renseignez l’« Icc présumé à l’origine (kA) » de l’alimentation, donné par le gestionnaire de réseau, puis pour chaque câble son mode de pose, sa longueur (« Auto (plan de position) » convient), sa température ambiante (celle du sol, 20 °C par défaut, s’il est enterré) et le nombre de circuits groupés : IZ suit NBN HD 60364-5-52. L’isolant et l’âme découlent du type de câble (XVB : PRC). Une prise sans puissance compte pour le calibre de sa protection.
Vérifications
Les contrôles RGIE du dossier : ce qu’il faut corriger, puis ce qu’il faut vérifier.
Les constats sont triés par urgence : « À corriger » d’abord, puis « À vérifier » (information manquante ou revue professionnelle nécessaire), puis ce qui est conforme. Chaque constat cite l’article concerné.
Un constat lié à un élément affiche « Voir sur le plan » : le toucher ouvre le plan à l’étape Composants avec l’élément sélectionné. Les constats sur l’ensemble du projet (identification du chantier, repérage…) se corrigent dans le cartouche ou les tableaux.
Dans les propriétés d’un différentiel ou d’un disjoncteur, précisez ses marquages quand vous les connaissez : la fonction de sectionnement du différentiel placé à l’origine, le marquage « 3000 A, 22,5 kA²s » d’un différentiel de 40 A au plus, la classe de limitation d’énergie 3 d’un disjoncteur de première ligne (« Disjoncteur à broches » pour celui que la règle exclut). Un appareil déclaré sans l’un d’eux est confronté à sa date d’exécution : les dérogations 8.2.1 et 8.2.2 le gardent en service s’il est assez ancien. Non précisé, il n’est pas vérifié.
Dossier et PDF
Cartouche, mise en page, choix des feuilles, export du PDF et de l’archive.
- Page « Dossier » : touchez « Informations du cartouche… » pour l’installateur, l’organisme de contrôle, le chantier, le client, les signatures et le logo.
- Réglez la « Mise en page du dossier » : A4 ou A3 paysage, « Langue du dossier », symboles agrandis, étage inférieur en référence, liaisons de commande, annexes facultatives. Le dossier peut être rédigé en français, en néerlandais ou en anglais, quelle que soit la langue de l’application : par défaut, il suit celle-ci.
- Dans « Feuilles du PDF », cochez les feuilles à inclure et changez leur ordre : les numéros suivent.
- Touchez « PDF » (en-tête) ou « Ouvrir le PDF » : le dossier est préparé puis s’ouvre dans le lecteur PDF de l’appareil (Aperçu sur Mac, Coup d’œil sur iPad, le lecteur par défaut sous Windows et Android), d’où l’imprimer, le partager ou l’enregistrer.
Le dossier peut contenir :
- Plans de position (un par étage), schémas unifilaires, implantation des tableaux et borniers.
- Raccordement au réseau et commandes.
- En option : liaisons fonctionnelles et bornes, légende des symboles, règles de la partie 8 appliquées, vérifications et notes de calcul.
- Projet tertiaire : tableau des influences externes, plans et liste des voies d’évacuation, liste des installations de sécurité et critiques.
Projet tertiaire : ces trois documents se complètent à l’étape 5, Documents tertiaires. Quand il leur manque quelque chose, la page Dossier l’indique et « Compléter » ouvre le document concerné.
Les schémas unifilaires (« Schéma unifilaire · tableau ») montrent tous les circuits et leurs suites, générés depuis le modèle électrique : pour les changer, modifiez les tableaux (étape 3) ou les affectations (étape 4). Les protections amont répétées d’une feuille à l’autre désignent les mêmes appareils. Chaque différentiel y est nommé par les circuits qu’il protège, dans l’ordre des repères (« 30 mA (A–G) », « 300 mA (tous les circuits) ») ; une suite sur une autre feuille porte le nom de son appareil.
« Sauvegarder l’archive .esschema » exporte le projet complet ; « Importer une archive » en ouvre une copie.
Outils
Télémètre laser
Un télémètre Bosch ou Leica à Bluetooth envoie ses mesures directement dans l’application.
- Allumez le télémètre et activez son Bluetooth.
- Touchez « Télémètre » dans l’en-tête, puis « Rechercher un télémètre » et « Connecter ».
- Mesurez : la valeur remplit le champ de longueur en cours de saisie. Sans champ actif, elle devient la longueur du dernier mur tracé.
« Mode rapide » de l’outil Mur : faites le tour de la pièce dans le sens antihoraire en mesurant chaque mur. Pour placer la pièce, tracez d’abord le début du premier mur à la main : la première mesure en donne la longueur. Sinon la pièce commence au milieu de la vue, le premier mur vers la droite. Chaque mesure trace le mur suivant, un quart de tour à gauche du précédent ; « Inverser », à côté du nouveau mur, le fait tourner à droite. La mesure porte sur la face intérieure. Un mur pâle montre où ira la prochaine mesure : « Prochain : à gauche », à côté, le fait tourner à droite avant de mesurer, pour les murs suivants aussi : choisi au premier angle, il fait le tour de la pièce dans le sens horaire. « Inverser » tourne un seul angle. « Pivoter » tourne d’un quart de tour le premier mur d’une nouvelle pièce. Sans télémètre (ou sous Windows), tapez chaque longueur dans l’encart en haut du plan puis Entrée : elle compte comme une mesure, diagonales comprises.
Au dernier mur, touchez « Fermer la pièce » : les angles, rarement droits, se corrigent pour que la pièce se ferme sans changer les longueurs mesurées. Les longueurs seules ne voient pas une pièce penchée : les diagonales encore utiles s’affichent en pointillé (A, B…) avec leur nombre. Mesurez-en une d’un angle à l’autre : la mesure va à la diagonale de même longueur ; si plusieurs conviennent, touchez la bonne. « Terminer » garde la pièce sans les diagonales restantes.
Modèles visés : Bosch GLM ou PLR avec Bluetooth (GLM 50 C, GLM 100-25 C, PLR 30 C…) et Leica DISTO avec Bluetooth Smart (D1, D2, D110, D510, D810 touch, X3, X4…). Le télémètre est mémorisé et se reconnecte seul. « Oublier ce télémètre » l’efface.
Scan de pièce (iPhone)
Importer une pièce scannée au LiDAR avec l’iPhone (ES Schémas Mobile).
- Sur un iPhone à LiDAR (12 Pro ou plus récent), ouvrez ES Schémas Mobile, onglet Scans, et scannez les pièces.
- Dans le studio, ouvrez le niveau et touchez « Scan pièce ». Sur iPad, l’iPhone voit cet iPad tant que la fenêtre reste ouverte : dans le scan, touchez l’iPad pour l’envoyer. Sur Mac, Windows ou Android, partagez le fichier du scan vers cet appareil, puis « Choisir des fichiers de scan… ».
- Vérifiez l’aperçu : orientation, « Redresser sur les murs », épaisseur des murs extérieurs, noms des pièces reconnues.
- Touchez « Importer ». Murs, ouvertures et noms de pièces arrivent sur l’étage affiché, sélectionnés : glissez-les pour les ajuster.
L’import s’annule en une fois avec « Annuler ». Les portes et fenêtres trop éloignées d’un mur sont ignorées. Aucune connexion Internet n’est nécessaire : l’iPhone et l’iPad se parlent directement, en Wi-Fi ou en Bluetooth.
Plan de fond (plan scanné)
Dessiner sur un plan d’architecte scanné ou photographié, mis à l’échelle par une mesure prise sur place.
- Ouvrez le niveau et touchez « Plan de fond » dans l’en-tête. Choisissez le plan : un PDF ou une image JPEG, PNG ou TIFF (sur iPad, une photo de la photothèque convient aussi). Pour un PDF de plusieurs pages, touchez celle du niveau. Le plan se pose sous l’étage affiché, à moitié transparent.
- « Mise à l’échelle » s’ouvre aussitôt. Choisissez une longueur que vous pouvez mesurer sur place, la plus grande possible (une façade, un long mur, une baie), et touchez ses deux extrémités sur le plan : A puis B. Zoomez pour viser juste ; glissez A ou B pour les ajuster.
- Mesurez cette longueur sur place, puis saisissez-la et touchez « Appliquer ». Avec un télémètre connecté, la mesure s’applique seule dès que A et B sont posés. Le plan prend l’échelle, A reste en place.
- Tracez ensuite les murs par-dessus, ou posez directement les composants sur le plan.
« Redresser sur A–B » fait aussi pivoter le plan pour que A–B soit horizontal ou vertical : pratique pour un scan ou une photo de travers. Le panneau « Plan de fond » sert ensuite à le déplacer (glissez-le ; sur tablette, maintenez-le puis glissez), le tourner d’un quart de tour, régler son opacité, le remplacer ou le supprimer ; « Mettre à l’échelle » refait la mesure. « Terminer » ou Échap ferme le panneau, « Plan de fond » le rouvre.
Chaque étage a son plan de fond. Le calque « Plan de fond » de l’inspecteur le masque à l’écran ; dans « Mise en page du dossier », « Afficher les plans de fond sous les plans de position » décide s’il figure dans le PDF. L’image est gardée dans le projet et synchronisée avec lui, réduite à 4 096 pixels au plus grand côté.
Un PDF est converti en image au moment de l’import : un plan d’architecte en A0 garde environ 0,3 mm de la feuille par pixel. Un PDF protégé par un mot de passe ne peut pas être lu : enregistrez la page en image.
Synchronisation entre appareils
Retrouver ses projets sur Mac, iPad, Android et Windows avec son compte Google, Microsoft, Apple ou e-mail.
- À l’accueil, touchez « Se connecter », puis « Continuer avec Google », « Se connecter avec Microsoft », « Continuer avec Apple » ou saisissez votre adresse e-mail et votre mot de passe.
- Sans compte pour cette adresse, l’application propose d’en créer un : choisissez un mot de passe d’au moins 8 caractères, puis saisissez le code à six chiffres reçu par e-mail (valable 15 minutes). Mot de passe oublié ? Touchez « Mot de passe oublié ? », saisissez le code reçu par e-mail et choisissez-en un nouveau : vos autres appareils devront se reconnecter.
- Les projets se synchronisent ensuite seuls, quelques secondes après chaque modification et toutes les minutes. Seules les parties modifiées sont envoyées : déplacer un mur transmet quelques kilo-octets, même dans un projet avec de lourdes pièces jointes. « Synchroniser » force un envoi immédiat.
- Sont synchronisés : les projets, leurs noms, les duplications, les imports, la corbeille, les restaurations et les suppressions définitives.
- Ne l’est pas : la signature de l’installateur par défaut, gardée sur chaque appareil pour votre compte.
- « Versions » : les versions synchronisées d’un projet (toutes celles des 30 derniers jours, puis une par jour) ; « Restaurer » en fait la version la plus récente, la version actuelle restant dans l’historique.
- « Se déconnecter », dans « Compte », arrête la synchronisation et masque les projets : ils restent sur l’appareil, liés à votre compte, et réapparaissent à la connexion.
- Chaque compte a son propre espace : personne d’autre ne voit vos projets. Les comptes Google, Microsoft, Apple et e-mail restent distincts, même avec la même adresse. Vos projets sont liés à votre compte : connectez-vous pour les voir. Une fois connecté, tout fonctionne aussi hors ligne, même après avoir refermé l’application.
Un même projet peut être modifié sur deux appareils à la fois, par exemple les plans sur l’un et les tableaux sur l’autre : les modifications des deux appareils sont fusionnées en quelques secondes. Sous le nom du projet, « Aussi ouvert sur … » indique l’autre appareil, et « Modifié en ce moment sur … » qu’on y travaille. « Annuler » ne défait que les modifications faites sur cet appareil.
En cas de conflit (le même élément modifié différemment sur les deux appareils, ou supprimé sur l’un et modifié sur l’autre), aucune version n’est perdue : la vôtre est gardée dans une copie « … — conflit local » à comparer.
Gestes et raccourcis
Naviguer sur le plan au doigt, à la souris et au clavier.
Tablette :
- Déplacer le plan : avec « Sélection », glisser depuis une zone vide ; ou glisser à deux doigts.
- Zoomer : pincer ; ou « Zoom avant » / « Zoom arrière » ; « Centrer » cadre tout l’étage.
- Déplacer un objet : maintenez-le un instant (une petite vibration), puis glissez. Un glissé rapide depuis un objet déplace le plan.
- Poser un second doigt annule le geste d’édition en cours.
- Appui long à l’étape Affectation : ajouter un composant oublié au circuit en cours.
- Page Tableaux : appui long sur un départ pour le glisser.
Souris et pavé tactile :
- Déplacer le plan : molette ou défilement du pavé tactile, ou glisser depuis une zone vide.
- Zoomer : pincer sur le pavé tactile, ou ⌘ + molette (Ctrl + molette sous Windows).
- Clic droit à l’étape Affectation : ajouter un composant oublié.
- Ctrl-clic en multi sélection : retirer un élément de la sélection.
Clavier :
- Échap : terminer le tracé en cours et revenir à « Sélection » ; fermer une fiche.
- Retour arrière ou Suppr : supprimer la sélection.
- ⌘Z / Ctrl+Z : annuler. ⌘⇧Z / Ctrl+Maj+Z (ou Ctrl+Y) : rétablir.
- ⌘= / Ctrl+= et ⌘- / Ctrl+- : zoomer ; ⌘0 / Ctrl+0 : ajuster le plan à la fenêtre.
- Flèches : déplacer la sélection (Maj pour un pas fin). ⌘D / Ctrl+D : dupliquer ; ⌘A / Ctrl+A : tout sélectionner sur le niveau.
- Dans un champ de saisie, ces raccourcis agissent sur le texte, pas sur le projet.
- ⌘W / Ctrl+W : fermer le projet.
- F1 (fn + F1 sur un clavier de Mac portable) : ouvrir l’aide.
- Entrée : valider une fiche.
À savoir
Licence
L’essai de votre entreprise, l’identité imprimée, vos appareils et votre équipe.
Démarrer l’essai :
- Connectez-vous, puis touchez « Compte » à l’accueil.
- Saisissez le « Numéro d’entreprise (BCE) », puis touchez « Rechercher à la BCE ».
- Choisissez le « Nom à imprimer » et l’« Adresse à imprimer » parmi les données officielles, complétez le téléphone et les e-mails, confirmez que vous êtes habilité à représenter l’entreprise, puis touchez « Enregistrer l’entreprise » : l’essai gratuit démarre, ou dès la fin de la vérification quand les données officielles sont incomplètes.
- Le nom, le numéro d’entreprise, l’adresse, le téléphone et l’e-mail de l’entreprise s’impriment sur tous les documents. Ils sont verrouillés dès l’abonnement : écrivez-nous pour les modifier. Signature, date et logo restent propres à chaque projet.
- Entreprise déjà enregistrée : envoyez une demande à son gestionnaire, qui l’accepte dans « Compte » › « Équipe ». Il y choisit aussi, parmi ses collègues, les utilisateurs des licences de l’entreprise.
- Chaque utilisateur travaille sur deux appareils au total, quels qu’ils soient (PC Windows, Mac, iPad, tablette Android) ; ES Schémas Mobile sur téléphone n’est pas compté. Pour passer à un autre appareil, retirez-en un dans « Compte » › « Appareils » (trois fois par 30 jours au plus).
- La licence se vérifie à chaque ouverture quand le réseau le permet. Hors ligne, elle reste valable 7 jours ; ensuite, reconnectez-vous et touchez « Vérifier maintenant ».
- Supprimer votre compte : tout en bas de « Compte », « Supprimer mon compte… », puis tapez SUPPRIMER pour confirmer. Vos projets synchronisés et ceux de ce compte sur l’appareil sont effacés : exportez d’abord l’archive de ceux à garder.
Sans licence valable (essai terminé, abonnement arrêté, trop longtemps hors ligne), les projets s’ouvrent en lecture seule : on les consulte, on génère leur PDF (avec l’identité de la licence qui a pris fin), on exporte leur archive et on gère la corbeille, mais on ne les modifie plus et on n’imprime plus d’étiquettes de rangée. Les projets commencés avec une licence étudiant gardent sa mention sur tous leurs documents, quelle que soit la licence qui suit. Le bandeau « Lecture seule » en donne la raison ; « Licence » montre comment y remédier.
Limites et responsabilité
Ce que l’application fait, et ce qu’elle ne garantit pas.
- Le partage d’un projet avec d’autres personnes n’est pas encore disponible : utilisez l’archive .esschema.
- Reprendre un dossier existant à partir de son scan ou de son PDF (plans et schémas unifilaires) n’est pas encore possible : c’est en cours de développement. En attendant, posez son plan en plan de fond.
- Masquer un calque à l’écran ne le retire pas du PDF.
Questions fréquentes
Aucune question ne correspond à cette recherche.
Démarrer
Par où commencer ?
Connectez-vous avec Google, Microsoft, Apple ou votre adresse e-mail depuis l’accueil : créer un projet, même celui de démonstration, demande un compte. Ouvrez ensuite le projet de démonstration pour voir un projet complet, ou lancez la visite guidée depuis l’Aide. Créez enfin votre projet avec « Nouveau projet » et suivez les étapes 1 à 4 dans l’ordre.
→ Voir Premiers pas.
Comment documenter une borne de recharge ou une installation photovoltaïque ?
Créez le projet avec le type « Borne de recharge » ou « Photovoltaïque » : il commence avec le réseau, le tableau principal et le circuit dédié, et sa première page rassemble ce que le RGIE demande pour ces travaux. Placez ensuite la borne ou l’onduleur et le tableau sur le plan, puis générez le dossier : il commence par la fiche technique des travaux.
Ma borne, mon onduleur ou mes modules ne sont pas dans « Marque et modèle » : que faire ?
Choisissez « Autre… », saisissez la marque, le modèle et le lien de la fiche technique, joignez la fiche, puis touchez « Enregistrer dans mes appareils » : l’appareil est proposé dans tous vos projets.
Faut-il enregistrer mon travail ?
Non. Chaque modification est enregistrée aussitôt sur l’appareil ; « Annuler » revient en arrière. La barre d’état indique « Enregistré · rév. N ». « Historique des versions », dans l’en-tête, liste chaque version enregistrée et permet de revenir à l’une d’elles sans perdre les suivantes.
→ Voir Premiers pas.
Pourquoi je ne peux pas modifier les murs (ou les prises) ?
Chaque étape ne modifie que sa couche : le bâtiment à l’étape 1, l’électricité aux étapes 2 à 4. Revenez à l’étape voulue dans la barre « ÉTAPES ». Un mur peut aussi être protégé par « Bloquer déplacement ».
→ Voir Se repérer dans le studio.
Où est passé l’inspecteur ?
Il se masque quand l’écran est étroit (iPad en portrait, petite fenêtre). Touchez « Inspecteur » dans l’en-tête pour l’afficher.
→ Voir Se repérer dans le studio.
Comment revoir la visite guidée ?
Touchez « Aide » (accueil ou en-tête du studio), puis « Lancer la visite ». Depuis un projet ouvert, elle parcourt ce projet ; depuis l’accueil, le projet de démonstration.
Dessin
Comment tracer un mur d’une longueur précise ?
Tracez-le approximativement, puis mesurez-le au télémètre : la mesure devient la longueur du dernier mur, sur la face choisie dans l’encart « Dernier mur ». Pour taper la longueur, sélectionnez le mur et touchez sa cote verte, ou utilisez « Cote du mur » dans l’inspecteur.
→ Voir 1 · Bâtiment.
Comment arrêter de tracer des murs ?
Touchez « Sélection » dans le rail d’outils, ou appuyez sur Échap.
→ Voir 1 · Bâtiment.
Mes pièces n’apparaissent pas : pourquoi ?
Une pièce est détectée quand des murs la ferment complètement. Vérifiez que les extrémités se rejoignent (le magnétisme aide), puis utilisez « Détecter les pièces » dans le menu « Étages ».
→ Voir 1 · Bâtiment.
Comment créer l’étage en reprenant les murs du rez-de-chaussée ?
Affichez le rez-de-chaussée, puis « Étages » › « Ajouter un étage… » : cochez ce qu’il faut copier (murs, murs extérieurs seulement, ouvertures, escaliers…) et, si besoin, « Créer les trémies pour les escaliers ».
→ Voir 1 · Bâtiment.
Comment déplacer ou dupliquer plusieurs éléments à la fois ?
Activez « Multi sélection » au-dessus du plan, entourez les éléments, puis glissez l’ensemble. L’inspecteur propose rotation, retournement et duplication en colonnes et lignes.
→ Voir 1 · Bâtiment.
Je me suis perdu sur le plan.
Touchez « Centrer », en bas du rail d’outils : tout l’étage est cadré dans la fenêtre.
→ Voir Gestes et raccourcis.
Électricité
Comment relier un interrupteur à sa lampe ?
À l’étape 2, choisissez l’outil « Commande », touchez l’interrupteur puis la lampe. Les deux peuvent être sur des étages différents. Un double-clic sur la liaison la retire.
→ Voir 2 · Composants et commandes.
L’outil « Câble » affiche une erreur.
Un chemin de câble appartient à un circuit : choisissez d’abord le « Circuit du câble » dans l’inspecteur (affichez-le avec « Inspecteur » s’il est masqué), puis touchez deux points par tronçon.
→ Voir 2 · Composants et commandes.
Comment créer un sous-tableau ?
Ajoutez un tableau avec « + Tableau » et son appareil de tête (un différentiel ou un interrupteur-sectionneur général), puis choisissez comme « Protection amont » de cet appareil le départ de l’autre tableau qui l’alimente. Le schéma montre alors le tableau au bout de ce départ.
→ Voir 3 · Tableaux et circuits.
Comment changer les repères des circuits ?
Les repères automatiques suivent l’ordre des départs : déplacez un départ pour les renuméroter. Le format (A, AA, A1…) se choisit dans « Installation ». Pour fixer un repère, choisissez « Repère forcé » dans les propriétés du départ ; « Figer les repères », dans le menu « … » du tableau, les fixe tous d’un coup. Par défaut, un différentiel n’a pas de repère, sauf si « Repérer les différentiels comme des circuits » est activé dans « Préférences ». Un parafoudre, un compteur de kWh ou une alimentation de commande n’a jamais de repère automatique.
→ Voir 3 · Tableaux et circuits.
Comment modifier le câble de plusieurs circuits d’un coup ?
Page Tableaux : « Modifier plusieurs », cochez les départs, puis « Modifier la sélection… ». Seuls les champs changés sont appliqués ; les autres restent « Inchangé ».
→ Voir 3 · Tableaux et circuits.
Un composant est déjà sur un autre circuit.
En le touchant à l’étape 4, l’application propose « Déplacer vers » le circuit en cours ou « Retirer du circuit ». Les composants reliés par une commande changent ensemble.
→ Voir 4 · Affectation des circuits.
Comment savoir s’il reste des composants sans circuit ?
À l’étape 4, le compteur de la palette affiche « N non affectés » ; touchez-le pour montrer un composant sur le plan. Les composants sans circuit sont en orange. Vérifications les signale aussi.
→ Voir 4 · Affectation des circuits.
Comment calculer automatiquement la longueur d’un câble ?
Placez le tableau sur le plan (famille « Tableaux » de la palette), puis choisissez « Calcul : Auto (plan de position) » dans la section « Longueur » du circuit. La longueur va du tableau au composant le plus éloigné, à angle droit le long des murs, plus une hauteur sous plafond par étage et la hauteur du composant (interrupteur 1,20 m, prise 25 cm, point lumineux au plafond). Elle se met à jour quand vous déplacez un composant.
→ Voir 3 · Tableaux et circuits.
Je ne peux rien affecter à un circuit.
C’est probablement une réserve (« Réserve — aucun câble raccordé »). Désactivez cette option dans les propriétés du départ.
→ Voir 4 · Affectation des circuits.
Documents
La note de calculs demande une donnée.
Une vérification « À vérifier » nomme la donnée qui manque : la puissance des appareils, la longueur ou le mode de pose d’un câble, ou l’Icc présumé à l’origine. Complétez-la dans l’inspecteur du composant, les propriétés du départ ou l’alimentation du tableau.
→ Voir Calculs.
Les vérifications suffisent-elles pour le contrôle ?
Non. Elles aident à préparer le dossier mais suivent un référentiel encore en validation. Une revue professionnelle et le contrôle par un organisme agréé restent nécessaires.
→ Voir Vérifications.
Quelle date donner pour le régime RGIE ?
La date à laquelle l’exécution de l’installation électrique a commencé, et non celle de la construction du bâtiment : l’installation refaite en 2015 d’une maison de 1965 ne bénéficie pas des dérogations des anciennes installations. Page « Dossier » › « Informations du cartouche… », section Chantier : choisissez la période qui la contient parmi les dates clés du RGIE (1981, 1983, 1986, 1991, 2000, 2003, 2007, 2013, 2020, 2022, 2023, 2025 et 2026), où change une règle liée au début d’exécution. Pour un appareil ajouté ou remplacé ensuite, choisissez sa propre « Date d’exécution » dans l’inspecteur, ou dans les propriétés d’un différentiel ou d’un interrupteur-sectionneur remplacé.
→ Voir Vérifications.
Comment retirer une feuille du PDF ?
Page « Dossier », section « Feuilles du PDF » : décochez-la. « Tout inclure » et « Ordre initial » reviennent au dossier complet.
→ Voir Dossier et PDF.
Comment ajouter ma signature et mon logo ?
Une fois pour toutes : « Installateur par défaut » à l’accueil, repris dans chaque nouveau projet. Pour un projet : page « Dossier » › « Informations du cartouche… ».
→ Voir Dossier et PDF.
Un calque masqué apparaît quand même dans le PDF.
C’est voulu : les calques de l’inspecteur ne règlent que l’affichage à l’écran. Le contenu du PDF se règle dans « Mise en page du dossier ».
→ Voir Dossier et PDF.
Données et appareils
Où sont stockés mes projets ?
Sur l’appareil, dans le dossier de l’application. Pour une copie ailleurs, exportez une archive .esschema (menu « … » d’un projet, ou page Dossier) ou activez la synchronisation.
→ Voir Projets, archives et corbeille.
J’ai supprimé un projet par erreur.
Il est dans la « Corbeille » de l’accueil : touchez « Restaurer ». Avec la synchronisation, ses versions synchronisées sont aussi disponibles via « Versions ». Un projet supprimé définitivement ne peut plus être récupéré.
→ Voir Projets, archives et corbeille.
Comment passer un projet d’un appareil à l’autre ?
Connectez-vous avec le même compte sur les deux appareils, ou exportez une archive .esschema et importez-la de l’autre côté.
→ Voir Synchronisation entre appareils.
Un projet « — conflit local » est apparu.
Les mêmes éléments du projet ont été modifiés différemment sur deux appareils avant qu’ils ne se synchronisent. Les deux versions sont gardées : comparez-les, gardez la bonne et mettez l’autre à la corbeille.
→ Voir Synchronisation entre appareils.
Un projet « — copie conservée » est apparu.
Ce projet a été supprimé définitivement sur un autre appareil alors que celui-ci avait encore des modifications à synchroniser. Elles sont gardées dans cette copie : gardez-la, ou supprimez-la à votre tour.
→ Voir Synchronisation entre appareils.
Deux personnes peuvent-elles travailler sur le même projet ?
Oui, avec le même compte sur deux appareils : l’une dessine par exemple les plans, l’autre les tableaux. Les modifications sont fusionnées en quelques secondes, et l’en-tête du studio indique que l’autre appareil a le projet ouvert ; seules celles qui touchent le même élément donnent une copie « conflit local ».
→ Voir Synchronisation entre appareils.
Mon télémètre n’est pas trouvé.
Allumez-le et activez son Bluetooth, puis « Rechercher un télémètre » : la recherche s’arrête au bout de 30 secondes ou à la fermeture de la fenêtre. Sur iPad, autorisez le Bluetooth pour ES Schémas dans les Réglages ; sur Android, l’autorisation « Appareils à proximité » (« Position » avant Android 12). Le télémètre n’est pas disponible sous Windows.
→ Voir Télémètre laser.
Comment importer un scan fait avec l’iPhone ?
Sur iPad, touchez « Scan pièce » : dans ES Schémas Mobile, onglet Scans, ouvrez le scan et touchez cet iPad, puis « Importer ». Sur Mac, Windows ou Android, partagez le fichier du scan vers cet appareil, puis « Scan pièce » › « Choisir des fichiers de scan… ».
→ Voir Scan de pièce (iPhone).
Comment dessiner sur un plan d’architecte scanné ?
Touchez « Plan de fond » dans l’en-tête et choisissez le plan (PDF, JPEG, PNG ou TIFF). Touchez ensuite deux points dont vous pouvez mesurer la distance sur place, A et B, puis saisissez la longueur mesurée ou visez-la au télémètre : le plan prend l’échelle.
→ Voir Plan de fond (plan scanné).